Le commerce régional à Kitikmeot, en 1990
Au début
du 20e siècle, les groupes régionaux de Kitikmeot (voir
la carte) avaient établi
entre eux des contacts et des échanges commerciaux très dynamiques.
Dans l’ouest de Kitikmeot, par exemple, les matériaux et les biens échangés
par les divers groupes atteignaient un certain niveau de spécialisation.
Les Kangirjuarmiut avaient une riche source de cuivre natif, au nord-ouest
de Kangirjuaq (Prince Albert Sound), sur leur territoire de résidence
et ils exportaient donc du cuivre brut et des couteaux à neige en cuivre.

Morceau de cuivre natif non travaillé de la collection KHS.
(Prêté par le Musée canadien des civilisations, CMC IV-D-1535) |

Couteau à neige des Inuits du Cuivre avec un manche en os et une lame de cuivre. Collectionné par Vilhjalmur Stefansson en 1912.
(American Museum of Natural History [60/6984]) |
Les Qurluqturmiut étaient
aussi exportateurs de cuivre natif bien que les dépôts
miniers auxquels ils avaient accès, le long de la rivière Coppermine et au
lac Dismal, n’étaient pas de qualité comparable à celle des dépôts miniers
localisés
au nord-ouest de Kangirjuaq (Prince Albert Sound). Les ressources des Haniragmiut étaient
le bois flotté qu’ils récupéraient du continent, et la pyrite qui était extraite
de leur territoire de résidence. La pyrite était utilisée pour créer des étincelles
afin d’allumer un feu. Les artisans Haniragmiut étaient hautement respectés
par les Kangirjuarmiut comme producteurs d’arcs de grande qualité.

Avranna réparant son arc, Colville Hills, Expédition arctique canadienne, 1914. (Diamond
Jenness/CMC/37058)
Les Puiplirmiut
ramassaient aussi le bois flotté sur le continent et l’utilisaient
pour fabriquer des arcs, des qamutiiks et des poteaux de tente pour le commerce.
Les Nagjukturmiut étaient reconnus comme fabricants de récipients et de lampes
en pierre à savon, qui était extraite d’une rivière appelée
Qurluqtualuk (Tree River). |