Les
Inuits et le commerce
Les
Inuits de Kitikmeot participèrent aux réseaux
inuits de contacts et de commerce plusieurs siècles
avant l’arrivée des commerçants de fourrures
européens. À travers ces réseaux, s’échangeaient
des idées, des nouvelles, des matières brutes,
des objets de fabrication inuite, puis plus tard, des biens
commerciaux européens. Les groupes de régions
adjacentes s’échangeaient des matières
brutes, comme des peaux, du bois flotté, du silex,
de la pierre à savon, du cuivre, etc., qui étaient
disponibles sur leur territoire. Ces matières pouvaient être échangées
telles quelles ou parfois sous forme d’objets fabriqués
comme des vêtements, des arcs, des récipients ou
des couteaux à neige. Les groupes de régions adjacentes
pouvaient également servir d’intermédiaires
et échanger les matières brutes ou les objets
fabriqués avec des groupes inuits plus éloignés.
Les
matières brutes qui étaient disponibles
dans une région délimitée ou les biens
habilement fabriqués par un certain groupe d’Inuits
pouvaient s’échanger sur de grandes distances.
Ils faisaient l’objet d’échanges d’un
groupe à l’autre à travers le réseau,
ou ils pouvaient être obtenus par le biais d’individus
qui parcouraient de longues distances en traîneau à chiens.

Des Inuits de Tree River descendent à la mer à l’approche
de l’hiver, 1915.
(J.J.
O’Neil/MCC/38571)
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